Agriculture ou OGM : l'heure des choix
Par Groupe EELV le mardi 22 janvier 2008, 17:09 - Voeux, discours, communiqués - Lien permanent
Les semaines à venir sont décisives pour donner sa chance à la bio... En Auvergne comme ailleurs. Les élus Verts ont décidé d'interpeler les Auvergnats
Communiqué de presse du 22 janvier 2008 / Groupe des élus Verts
d'Auvergne
Le 11 janvier, suite à l'avis rendu par la Haute Autorité, le gouvernement a
invoqué la clause de sauvegarde européenne qui lui permet d’interdire la
culture du seul OGM agricole autorisé en France : le maïs insecticide
MON810 de la multinationale Monsanto. Pour la première fois depuis un
demi-siècle, le lobby céréalier connaît une limite à son pouvoir de pollution
et d'influence. Il a suffi pour cela que la société civile soit consultée et
que les scientifiques puissent se prononcer dans la diversité de leurs
disciplines.
Le 5 février prochain la loi de transcription de la directive européenne sera
étudiée au Sénat. L'enjeu devrait être désormais pour le gouvernement de
garantir le droit à produire et à consommer sans OGM, et par là même le respect
des cultures biologiques, AOC et conventionnelles, comme affiché lors du
Grenelle de l'environnement.
Les élus Verts du conseil régional Auvergne
:
· agissent à leur niveau pour que les aides régionales soient
encore plus orientées vers l’agriculture biologique et ne subventionnent pas
les OGM en plein champ, afin de faire de l’Auvergne la première région sans
OGM
· dénoncent l'engagement de l'Etat d’affecter 45 millions d’€
à la recherche sur les biotechnologies végétales, pour "relever les défis
alimentaires et environnementaux de demain". En effet, le défi alimentaire
dépend avant tout de l'organisation des marchés mondiaux et locaux. Quant aux
défis environnementaux, ils relèvent aussi bien d'éléments d'organisation de
l'économie et de la société que de la recherche dans des domaines multiples.
Tout focaliser sur les biotechnologies végétales privera notre pays de
compétences et d'opportunités économiques sur d'autres pistes aussi
indispensables
· et demandent l’affectation de ces 45 M € à l'agriculture
biologique avec 4 objectifs:
1. soutenir les producteurs dans leur reconversion en agriculture biologique en
instaurant des rémunérations de reconnaissance notamment
2. renforcer et sécuriser les débouchés de la filière biologique et sa mise en
réseau en imposant 20 % de denrées biologiques locales dans les restaurations
collectives,
3. systématiser la formation à l’agriculture biologique dans les écoles
d’agriculture
4. développer les recherches fondamentales et appliquées nécessaires pour
conforter les connaissances, les méthodes et les techniques.
C'est le minimum obligatoire pour tenir l'objectif du Grenelle : tripler
des surfaces agricoles utiles en AB d’ici 2012.
· souhaitent que dès juillet prochain, comme Présidente de
l'Union Européenne, la France redirige des aides du premier pilier de la PAC
vers les agricultures biologique, de montagne et de qualité, comme le Traité de
Luxembourg sur la PAC en donne la possibilité.
